* Un label bio ?                                                                                            
Les  démarches pour une labellisation en agriculture biologique (AB) sont en cours  mais c’est assez compliqué pour tout ce qui est « fleurs », vivace etc… Il est fort probable que seules les variétés comestibles, plantes aromatiques et médicinales seront à terme labellisées en bio.

Néanmoins, pour l’ensemble des cultures, je respecte les principes de l’agriculture biologique :

  • pas d’engrais ni de produits chimiques mais des produits organiques utilisables en agriculture biologique, pour la fertilisation et la lutte contre les parasites (savon noir et coccinelles contre les pucerons, nématodes contre la mouche du terreau, macérations d’ail, purins d’ortie et de consoude…).
  • désherbage manuel des cultures
  • des terreaux Utilisables en Agriculture Biologique (UAB) avec un minimum de tourbe, et que de la tourbe blonde

* L’eau
Parce que c’est un bien précieux et de plus en plus rare, je prends un soin tout particulier à économiser cette ressource et à éviter le gaspillage.
Les plantes cultivées en pot sont arrosées par aspersion (sur le principe de l’arrosage d’une pelouse) partir d’un puits et de deux cuves de récupération d’eau de pluie d’une capacité totale de 20 000 L.
Un paillage organique (copeaux de bois, paille, déchets de taille et de tonte…) est systématiquement mis en place sur les végétaux cultivés en pleine terre, pour limiter l’évaporation de l’eau, mais aussi nourrir les plantes et limiter le désherbage.
Des noues et des plantes ont également été mises en place afin de récupérer et filtrer les eaux de ruissellement et les eaux de pluie avant leur infiltration dans la nappe phréatique.
Des ombrières (filets ombrageants) sont mis en place en été pour briser le rayonnement lumineux et limiter l’évapotranspiration des plantes. Les économies d’eaux sont flagrantes et les plantes souffrent moins de la chaleur.

* les pots
Les contenants en plastique ne sont pas consignés mais je récupère et réutilise volontiers ces pots, de préférence les miens pour une certaine uniformité dans la production. C’est pour cela que je n’utilise quasiment que du polyéthylène (sorte de plastique « dur ») plutôt que du polypropylène (plastique souple, plus fragile et cassant).
C’est pour une question économique (même si ça prends beaucoup de temps de les ranger, les nettoyer et les stocker) mais surtout pour limiter l’usage unique du plastique, ce qui est une aberration écologique. Et vous l’aurez compris, pas question d’utiliser des pots biodégradables en tourbe ou fibre de coco. Le bilan écologique est tout aussi négatif.

Alors si vous avez le courage de les mettre de coté et l’occasion de repasser mes les déposer, je vous en remercie chaleureusement.

Pourquoi limiter l’utilisation de la tourbe ?

La tourbe est une matière organique fossile formée par l’accumulation de débris végétaux dans des milieux humides (et souvent fragiles). Elle est massivement prélevées et utilisées, notamment pour la fabrication de terreaux notamment pour sa très grande capacité de rétention en eau. Mais l’exploitation des tourbières (souvent situées à des milliers de kilomètres de chez nous – bonjour le bilan carbone ! ) mets en péril ces écosystèmes humides et leur riche biodiversité. Et c’est une ressource non renouvelable (du moins à l’échelle humaine).

Bref autant essayer de s’en passer.

Mais ce n’est pas évident ! D’abord parce que très peu de fabricants de terreaux proposent des mélanges sans tourbe (en général ils m’ont regardé avec des yeux ronds sans bien comprendre le sens de ma demande!), et quand on arrive finalement à trouver quelque chose, c’est bien plus cher, pas forcement mieux d’un point de vue écologique (remplacer la tourbe par de la fibre de coco… bof au niveau kilomètre et conditions de production) et les résultats sont mitigés, pour ne pas dire que les déconvenues sont nombreuses ! La principale c’est que ces mélanges de terreaux « alternatifs » sont très drainants (l’intérêt principal de la tourbe en horticulture c’est sa capacité de rétention d’eau) et donc il faut arroser plus, du moins plus souvent (donc contradiction avec le chapitre sur les économies d’eau), les plantes sèchent et poussent pas toujours bien…

Mais je ne désespère pas et je continue mes expérimentations !!